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Actualités sectorielles

Agriculture, sylviculture et pêche

L’AGRICULTURE

La Colombie possède le 2ème potentiel agricole le plus important d’Amérique Latine, après le Chili. Le secteur, constituant 12,7% du PIB en 2006, est le plus dynamique de l’économie, et les exportations vont bon train. Au premier trimestre 2009, les exportations agroalimentaires représentaient, en effet, plus de 29% des exportations totales du pays, soit un montant de 120 millions de dollars. Ce dynamisme s’explique par une biodiversité importante et une grande variété de climats.

Les produits qui font la renommée de l’agriculture colombienne sont les suivants:

Le café : La Colombie est réputée pour son café de grande qualité. Sa production, qui représente 15% du total mondial, l’érige à la 3ème place des plus grands producteurs au monde, après le Brésil et le Viêtnam.

Activité largement répandue dans tout le pays dès la fin du XIXème  siècle, la culture du café a joué un rôle important dans le financement du développement du tissu industriel, du secteur des transports et des banques. Aujourd’hui, le café continue à être un élément déterminant de la croissance économique des régions se situant dans la zone de production cafetière.

Le café colombien, qui a bénéficié d’une promotion importante dans les années 1970 via les campagnes publicitaires efficaces de la chaîne Juan Valdez, est réputé pour être un café doux. Les cafés les plus commercialisés par le pays sont l’Arabica, le Robusta, et le Canephora.

Les fleurs coupées : La Colombie est le 2ème exportateur mondial de fleurs coupées au monde, après les Pays-Bas. Les fleurs exportées, surtout des roses et des oeillets, représentent 14% de la valeur totale des exportations mondiales en 2004. Premier fournisseur des Etats-Unis, à hauteur de 95%, la Colombie a récemment étendu son marché à l’Europe et au Japon, ce qui lui permet de retirer plus de 800 millions de dollars de cette activité.

Le territoire colombien est propice à la culture florale, et cela pour des raisons d’ordre naturel et économique. D’abord, les ressources abondantes en eau et l’absence de saison permettent d’assurer une production tout au long de l’année. Par ailleurs, la main d’oeuvre reste bon marché, et les coûts de transport pour acheminer les exportations jusqu’aux ports peu élevés.

La banane et les fruits exotiques : La banane est le 3ème produit agricole le plus exporté par la Colombie, après le café et les fleurs coupées. Le développement d’une chaîne agro exportatrice traditionnelle place le pays au 3ème rang du classement des plus grands exportateurs de bananes au monde, suivant de prés l’Equateur et le Costa Rica. Les recettes générées par cette activité s’élèvent à plus de 380 millions de dollars en 2004, avec pour principaux clients les Etats-Unis et l’Union Européenne.

De nombreux fruits exotiques sont également produits et exportés par la Colombie. Parmi ces fruits, on compte notamment la noix de coco, la mangue, la grenade, et l’uchuva (sorte de physalis).

La canne à sucre : Importée dès le XVIème siècle, la canne à sucre fait parties des cultures les plus anciennes pratiquées en Colombie. La présence de nombreuses régions tropicales en fait le 4ème  pays le plus productif en Amérique Latine, et l’un des plus productifs au monde. En 2008, les exportations de canne à sucre s’élevaient à 478 000 tonnes, soit 167 millions de dollars.

Depuis quelques années, une part de plus en plus importante de cette production est destinée à la fabrication de biocombustibles, en particulier d’éthanol. Ainsi, pour la seule année 2008, 270 millions de litres d’éthanol ont été produits.

L’élevage bovin: La filière bovine est le secteur principal de l’élevage, avec plus de 111 000 tonnes de viande produites en 2007. La productivité du secteur a augmenté de 7,8% entre 2005 et 2008.

LA SYLVICULTURE

La forêt recouvre plus de 53% du territoire de la Colombie, ce qui représente 64 millions d’hectares, desquels on estime que 25 millions sont exploitables pour les plantations forestières. Le climat, chaud et humide, est propice à cette activité, notamment dans la région de l’Amazone et sur la côte Pacifique. Le bois produit en Colombie est réputé pour sa qualité, notamment celui de cèdre et de balsa, largement utilisés dans l’aéromodélisme et pour la fabrication des jouets.

Depuis les années 1970, de nombreuses lois ont été mises en place afin de protéger ce patrimoine unique. En 1974, 70 endroits ont été déclarés réserves naturelles, à préserver de la déforestation. De même, un Plan Vert, plan d’aménagement forestier, a été instauré en 1998, et un Plan National de Développement Forestier a permis, en 2000, d’intégrer le secteur forestier au développement national.

LA PÊCHE

L’activité piscicole bénéficie d’avantages naturels incontestables. Au carrefour de l’océan Atlantique et de l’océan Pacifique, la Colombie a vu se développer une pêche industrielle dynamique. Cependant, la pêche artisanale, pratiquée dans les fleuves, les lacs et les lagunes, continue à être une source importante d’emplois en milieu rural.

La Colombie dispose de ressources en poisson abondantes, en particulier de thon, représentant 37% des exportations totales de poisson. Les crevettes, principalement exportées vers l’Union Européenne, constituent également une prise importante.

Mineraux

Minéraux énergétiques : La Colombie est un pays autosuffisant en ressources énergétiques.

Le pétrole : Source de devises importantes pour la Colombie, le pétrole est le produit le plus exporté par le pays, générant près de 3,9 milliards de dollars de recettes en 2008, soit 26% des exportations totales. L’exploration et la production du pétrole sont gérées par ECOPETROL (Empresa Colombiana de Petróleos), entreprise publique de droit privé qui dépend du Ministère des Mines et de l’Energie, et qui intervient principalement via des contrats d’association avec des firmes étrangères. L’un de ses objectifs est d’augmenter la production annuelle de 12% jusqu’en 2015. Même si l’exploitation pétrolière a connu quelques difficultés ces dernières années, les découvertes récentes de nouveaux gisements permettent d’estimer un potentiel égal à plus de 56 000 millions de barils pouvant assurer l’autosuffisance energétique de la Colombie jusqu’en 2019.

Le pétrole attire ainsi de plus en plus d’investisseurs internationaux. Au total, 55 compagnies pétrolières étrangères sont présentes sur le territoire Colombien. La réforme de l’Etat de 1999, en faveur de l’ouverture de la Colombie aux investissements étrangers dans le secteur pétrolier, a permis la signature de plus de 60 contrats d’association avec des entreprises telles que BP ou Total. La baisse actuelle des cours mondiaux du pétrole ne découragent pas pour autant la prospection pétrolière.

D’autre part, les différentes mesures prises par le Président Uribe ont permis d’atténuer les problèmes d’insécurité induits par la guérilla et les paramilitaires.

Le gaz : L’importance du gaz, tant d’un point de vue de la production que de la consommation, va croissante, surtout depuis la découverte de gisements dans la région de la Guajira dans les années 1970. Outre des réserves abondantes, le gaz a rapporté à la Colombie plus de 3000 millions de dollars en 2008 suite à la production de 1,182 giga pieds cubiques.

Afin d’intensifier la production et la consommation de gaz, de nombreuses réformes ont été menées par le gouvernement colombien. Dès 1986, un programme de développement de l’utilisation du gaz a été mis en place par la construction d’infrastructures permettant de relier les grandes villes du pays aux gisements situés sur la côte nord. De plus, un cadre légal a été instauré avec l’ouverture aux investisseurs privés et la création d’organismes de contrôle. A cela s’ajoute les réformes menées à partir de 1991 dans le cadre d’une modernisation de la Constitution, visant à encourager l’utilisation du gaz comme source d’energie de substitution à d’autres énergies plus coûteuses et plus polluantes, comme le pétrole. Ces mesures ont ainsi induit une hausse de la consommation domestique, industrielle et automobile. Depuis 1997, la gestion du réseau de distribution gazier est du ressort de l’entreprise publique ECOGAS (Empresa Colombiana de Gas), en partenariat avec les sociétés privées avec lesquelles elle signe des contrats d’association.

Le charbon : La Colombie est le pays d’Amérique Latine qui dispose des réserves de charbon les plus importantes, en quantité et en qualité. La renommée mondiale du charbon colombien tient, en effet, à sa faible teneur en cendres et en souffre, et à sa forte valeur calorifique. En 2008, le pays était le 5ème exportateur mondial, et possèdait un potentiel estimé à 800 millions de tonnes. Les mines de charbon se localisent principalement dans des massifs montagneux, mais également dans les plaines côtières des Caraïbes, en particulier dans la région de la Guajira, oú se situe El Cerrejón, la plus grande mine à ciel ouvert au monde. Le dynamisme de la production charbonnière, qui s’élève à 70 000 tonnes en 2007, doit beaucoup à l’action des compagnies concessionnaires étrangères  telles que BHP Billiton et Drummond.

La baisse de la demande de charbon des États-Unis et de l’Union Européenne, les deux plus grands importateurs de la Colombie, a clairement affecté les exportations colombiennes de charbon. Par ailleurs, l’exportation jusqu’en Asie résulte difficile, de part le prix élevé du fret maritime.

Minéraux industriels

Les émeraudes : Résistance, brillance et finesse : tels sont les caractéristiques des émeraudes de la Colombie, premier producteur mondial. Le pays approvisionne plus de 55% du marché mondial grâce à une production importante, localisée notamment dans le département de Boyaca, oú se situent deux des plus grandes mines du territoire, Coscuez et Muzo.

Les difficultés à évaluer l’importance de l’activité pour l’économie résulte de sa grande informalité. Le trafic illégal d’émeraudes a des répercussions négatives non négligeables sur le volume des exportations enregistrées par la Colombie.

L’or : L’or, autre richesse naturelle dont recèle la Colombie, suscite un intérêt croissant pour les investisseurs nationaux et étrangers. Longtemps aux mains d’entreprises publiques, l’exploitation orifère compte de plus en plus d’entreprises internationales du Canada, d’Europe et d’Afrique du Sud, qui apportent leurs savoirs-faire et leurs technologies modernes. Cependant, une grande partie des réserves restent inexploitées. C’est notamment le cas dans le département de Bolivar, oú les réserves exploitées sont estimées à moins de 5%. Il n’en reste pas moins qu’en 2008, les exportations ont atteint un chiffre record de 891 millions de dollars, soit une hausse de 168% par rapport à 2007. La découverte récente d’une mine importante dans la région de Tolima laisse présager de nombreux espoirs.

Le nickel : La Colombie est également connue pour ses exportations de nickel. Celles-ci représentent 3% des exportations totales en 2008, soit 863 millions de dollars. Le plus grand site de production de nickel, d’excellente qualité, est le Cerro Matoso, situé dans le département de Cordoba.

Le secteur industriel

L’essor de l’appareil industriel de la Colombie jusqu’au début des années 1990 a été le fruit de l’adoption d’une stratégie de substitution aux importations, caractérisée par une protection de la production nationale qui s’appuie principalement sur l’augmentation du marché intérieur. À partir de 1990, l’ouverture au marché mondial à obligé l’industrie à réduire les coûts de sa production et à ainsi améliorer sa productivité. L’une des principales caractéristiques de cette industrie est sa structure oligopolistique.

En 2009, l’industrie colombienne fait face à un certain nombre de difficultés. En plus d’une baisse de la demande nationale, la réévaluation constante du peso face au dollar provoque une baisse des exportations. Ce problème est d’autant plus prégnant que les relations commerciales entre la Colombie et ses deux voisins, le Venezuela et l’Équateur, se sont dégradées.

L’industrie agroalimentaire : L’agroalimentaire est l’industrie la plus importante de la Colombie. En effet, plus du tiers des 100 plus grandes entreprises du pays appartiennent à ce secteur et à la grande distribution; entre 2001 et 2006, le nombre des entreprises de ce secteur a augmenté de 121%. Secteur très diversifié, l’agroalimentaire comptait pour 14% du PIB de la Colombie en 2006. Les produits les plus importants de ce secteur sont le sucre dont les exportations s’élevaient à 290 millions de dollars en 2005, soit 22% du total des exportations du secteur, la confiserie et les dérivés du café.

Actuellement, le développement de nouvelles technologies de fabrication et de conservation des aliments, ainsi que le lancement de nouveaux produits font du secteur agroalimentaire un secteur en pleine mutation.

L’industrie textile : Le textile est l’un des secteurs les plus anciens de l’industrie de la Colombie. Deuxième plus grande industrie textile en Amérique Latine après le Brésil, le pays est devenu l’un des plus grands centres de la mode du sous-continent comme le montrent les nombreux salons tels que Colombiatex et Colombiamoda qui y sont organisés. Le textile génère plus de 600 000 emplois  et représente 10,5% du PIB industriel en 2006. Entre 2002 et 2006, la production a augmenté de 47%.

La Colombie présente de nombreux avantages compétitifs dans ce secteur. En plus d’une haute intégration verticale de la production, les entreprises colombiennes sont soumises au respect des normes internationales en termes d’environnement et de conditions de travail. Par ailleurs, la présence de matières premières telles que le coton, la laine et les fibres, ainsi que la main d’oeuvre qualifiée et bon marché constituent d’autres avantages. Enfin, la multiplication des accords de libre échange avec de nombreux pays, dont les Etats-Unis, permet d’exporter à des coûts relativement bas.

L’industrie chimique et pharmaceutique : Avec plus de 1,650 milliards de dollars investis entre 1994 et 2004, l’industrie chimique et pharmaceutique est le secteur le plus attractif pour les investissements étrangers. En 2005, les exportations, de 1,697 milliard de dollars, ont augmenté de 26,5% par rapport à 2004. Concernant sa structure, le secteur est composé à 50% de grandes entreprises nationales telles que Grupo Empresarial Bavaria et Tecnoquímicas. Parmi les produits les plus fabriqués par le secteur de la chimie, on peut citer les fertilisants, les insecticides, les résines plastiques, les alcalis et acides, la pétrochimie, les cosmétiques, les détergents et les peintures.

L’industrie lourde : Née à la fin du XIXème siècle, l’industrie lourde est actuellement confrontée à des difficultés. Malgré des réserves abondantes en carbone métallurgique, la métallurgie est un secteur en perte de vitesse.

L’industrie informatique : Industrie foisonnante, l’informatique regroupe plus de 3000 entreprises et génèrent des recettes annuelles égales à 270 000 millions de dollars. Elle fait l’objet de plus en plus d’investissements de grandes multinationales, telles que IBM et ACCENTURE.

Transports et télécommunications

La modernisation des infrastructures de transport, qui date du début des années 1990, s’est amorcée par un plan général de dérégulation. De nombreux plans de développement se sont ensuite succédés, parmi lesquels on compte le Plan de développement de 2006-2010, qui vise la modernisation des infrastructures urbaines et des transports dans les 20 plus grandes villes de Colombie. Au total, plus de 20 milliards de dollars sont prévus pour financer ce plan.

Le transport routier et urbain : La route est le premier mode de transport utilisé en Colombie, avec un réseau totalisant plus de 167 000 km. Elle assure plus de 67% du transport de marchandises, notamment de minerais, de produits manufacturés et de produits agricoles, et constitue le principal mode de transport de personnes sur le littoral et dans la région Andine. La gestion du réseau routier est opérée par l’INVIAS (Institut National du Transport Routier), les départements, les communes et de plus en plus d’acteurs privés.

Plusieurs projets sont actuellement en cours pour le développement des infrastructures routières. Outre la construction d’un tunnel reliant Bogota, la capitale, au port de Buenaventura, un projet d’intégration régionale vise la construction d’un axe routier Quito - Bogota - Caracas.

Le transport urbain présente la spécificité d’être régi par une multitude d’entreprises privées. Cependant, chaque entreprise se voit assigner un trajet à respecter par un organisme de contrôle. Depuis quelques années, la Colombie a vu se développer un certain nombre d’infrastructures modernes, comme le métro de Medellin en 1980, et le transmilenio de Bogota en l’an 2000.

Le transport ferroviaire : Avec 3371 kilomètres de voies utilisables, le transport ferroviaire est le second mode de transport le plus important. En 2006, il assure environ 33% du transport de marchandises, et se révèle très utile pour le transport du charbon de l’intérieur du pays jusqu’aux ports d’exportation. Par ailleurs, des études ont été lancées pour développer l’utilisation des trains dans le transport urbain.

Cependant, le transport ferroviaire est en perte de vitesse depuis les années 1990. De plus, la configuration des rails, de taille trop étroite par rapport aux normes internationales, ne permet pas la mise en circulation de trains à grande vitesse.

Le transport maritime et fluvial : La Colombie compte environ 25 000 kilomètres de voies maritimes. Le rôle du transport maritime est important, comme en témoigne la présence de plus de 180 installations portuaires partagées entre l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Les principaux ports du pays sont Carthagène, Barranquilla et Santa Marta dans la mer des Caraïbes; Buenaventura et Tumaco dans l’océan Pacifique. Principal mode de transport utilisé pour le commerce extérieur, le transport maritime permet d’acheminer jusqu’aux ports d’exportation de nombreux produits, en particulier les minerais énergétiques tels que le pétrole et le charbon.

Le transport fluvial présente un réel avantage en termes de coûts, ce qui a amené le gouvernement à adopter une politique de réhabilitation des fleuves. Mode de transport très important pour des départements isolés comme l’Amazonie et l’Orinoque, le transport fluvial a totalisé un fret de plus de 7,4 millions de tonnes en 2003, parmi lesquelles 30 % étaient constituées de produits agricoles. Le dynamisme de l’activité fluviale est particulièrement important dans le bassin du fleuve de la Magdalena et dans celui du Cauca.

Le transport aérien : Les voies aériennes se doivent de couvrir un large réseau afin de pallier l’obstacle du relief, particulièrement montagneux aux alentours des principaux centres économiques du pays. Au total, la Colombie compte plus de 500 aéroports, dont 90 sont internationaux. Le plus grand aéroport du pays, El Dorado, qui est situé à Bogota, est le 1er aéroport d’Amérique Latine pour le transport de marchandises et le 3ème aéroport pour le transport de personnes.

Pays pionnier en Amérique avec la création dès 1919 d’une compagnie aérienne de courrier, de marchandises et de personnes, la Colombie compte, en majorité, des entreprises aériennes privées, à l’exception de la compagnie SATENA, entreprise publique qui dépend du Ministère de la Défense Nationale. Le pays a récemment entrepris des politiques de maintien, de rénovation et d’agrandissement des pistes et des terminaux.

Les télécommunications : Le secteur des télécommunications est l’un des plus dynamiques et des plus importants de l’économie colombienne. Portée par la téléphonie mobile et les services Internet en particulier, la croissance du secteur a permis de générer des recettes égales à environ 38 millions d’euro au premier semestre 2009. Ce secteur se caractérise par une forte compétitivité, due à la convergence des réseaux et des services. En 2009, la loi 1341 est venue compléter la législation encadrant le secteur en renforçant la protection des droits des utilisateurs et en réaffirmant le droit de la libre concurrence.

 Aujourd’hui, le marché de la téléphonie mobile compte 40 millions d’utilisateurs et est dominé par 3 grandes compagnies: Colombia Móvil, Telefónica Móviles y Comcel. Ces dernières années, la Colombie a, par ailleurs, présenté l’un des taux de croissance les plus importants d’Amérique Latine en matière de souscriptions d’abonnements Internet haut débit.
D’autre part, le pays est lié aux Etats-Unis par un câble sous marin, ce qui lui ouvre l’accès à des services de télécommunications modernes comme la vidéoconférence.

Système bancaire et financier

En Colombie, le secteur financier est régulé par la Constitution et supervisé par le Congrès National. Il est principalement constitué par des institutions financières (banques, corporations financières, fonds de pension, sociétés financières) et des organismes de contrôle tels que la Superintendencia Bancaria, qui a joué un rôle prépondérant suite à la crise qui a affecté l’économie colombienne à la fin des années 1990. D’autre part, la gestion des actifs est assurée par le Fogafin (Fonds de Garantie des Institutions Financières) et les taux d’intérêt et de change sont fixés par la Banque de la République, qui incarne l’autorité monétaire du pays.

Aujourd’hui, le secteur financier est prédominé par la présence de grands groupes et de conglomérats financiers, cela étant en partie du à d’importants mouvements de fusions acquisitions dès les années 1990. Ce fût en particulier le cas de la banque espagnole BBVA lors de son acquisition en 2000 du fonds de pension de Colpatria, de l’achat de la banque de Granahorrar et de celle de Ganadero à hauteur de 92%. A ces mutations s’ajoute l’implantation croissante de banques internationales et une politique de privatisation.

Même si la capitalisation boursière reste peu élevée en comparaison des standards internationaux, la Colombie compte trois bourses: Bogota, Cali et Medellin. Par ailleurs, un certain nombre d’éléments tendent à encourager les investissements dans le pays. Outre un taux d’intérêt stable depuis le début des années 2000, la Colombie a mis en place des contrats de stabilité afin de garantir les investissements, tant pour les investisseurs nationaux que pour les investisseurs internationaux, soumis aux mêmes lois (loi 9 de 1991, Décret 2080 de 2000). De plus, le secteur bancaire est de plus en plus flexible, comme en témoigne la facilité croissante de l’octroi de prêts au logement et de l’accessibilité au crédit pour les entreprises. Ces conditions propices aux investissements ont ainsi généré une hausse de 50% du portefeuille de fonds de pension depuis 2002, et un total des actifs financiers égal à 236 219 millions de dollars en 2008, soit une augmentation de 13,3% par rapport à 2007.

Commerce Exterieur

Afin de développer ses relations commerciales avec les autres pays d’Amérique, la Colombie a multiplié la signature d’accords de libre échange et d’intégration commerciale.

Au sein même du sous-continent latino-américain, de nombreux partenariats ont été réalisés:

·         La signature du Pacte Andin dès 1969, qui a donné lieu à l’intégration à la Communauté Andine des Nations (CAN), groupe de pays dont l’organisation s’apparente à celle d’une Union Douanière. Cette union regroupe la Colombie, la Bolivie, l’Equateur, le Pérou, le Venezuela et compte le Chili comme membre associé depuis 2006.

·         L’intégration à l’Association Latino-américaine d’Intégration (ALADI) en 1999.

·         La libéralisation des échanges commerciaux avec les pays du CARICOM, communauté caribéenne, en particulier de pétrole et de produits dérivés.

·         La mise en place du traité de libre échange G3 signé entre la Colombie, le Venezuela et le Mexique, et entré en vigueur en janvier 1995.

·         L’instauration d’un accord d’association avec le MERCOSUR en 1994 afin d’aboutir à une suppression progressive des tarifs douaniers pour une libre circulation des biens et des services et une augmentation des exportations colombiennes au sein de la zone.

·         L’ouverture de négociations avec le triangle Nord d’Amérique Centrale, constitué du Honduras, du Guatemala et du Salvador. L’objectif est d’aboutir à des tarifs douaniers préférentiels et bénéficier des complémentarités des différentes économies.

Il en va de même des relations entre la Colombie et l’Amérique du Nord. Les liens commerciaux entre la Colombie et les Etats-Unis sont de plus en plus étroits. Dès 1992, ces derniers ont mis en place l’APTA (Andrean Trade Preference Act), loi permettant une libre entrée d’un certain nombre de produits issus des pays Andins sur le marché étasunien. Cette loi a ensuite été prorogée par l’APTDEA (Andrean Trade Preference and Drug Erradication Act), qui augmente le nombre de produits bénéficiant de l’exemption douanière. Par ailleurs, un traité de libre échange a été signé en 2006 afin de diminuer les barrières tarifaires. Le Canada devient lui aussi un partenaire commercial de plus en plus important, et a récemment accru ses investissements dans le pays, en particulier dans le secteur des télécommunications et des hydrocarbures.

Outre cette intégration croissante au continent américain, la Colombie cherche également à accroître son poids sur la scène économique mondiale. Le pays a, à cet effet, pu bénéficier de systèmes généralisés de préférences tarifaires octroyés par de nombreux pays développés tels que l’Australie, le Japon, la Norvège, la Nouvelle Zélande et la Suisse.

L’Union Européenne est devenue le 2ème partenaire commercial de la Colombie, après les Etats-Unis. En 2006, le total des échanges commerciaux réalisés s’élevait à 6 339 millions d’euro. Afin de faciliter l’entrée des produits colombiens sur le marché européen, l’Union Européenne a créé le Système Généralisé de Préférence Andino, qui permet des exemptions douanières pour 90% des importations issues des pays Andins. Les exportations de la Colombie vers l’Union Européenne sont principalement constituées de café, de la banane, du charbon et du ferronickel.

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