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Elu en 2002, réélu en 2006, le président Alvaro Uribe est toujours crédité de 70% d'opinions favorables.
L'offensive militaire qui a obligé la guérilla marxiste à se replier loin des centres urbains, la sécurisation des routes et la réduction du nombre d'enlèvements expliquent la popularité de ce président à poigne.
Sa popularité tient aussi au fait que la Colombie a connu, pour la deuxième année consécutive en 2007, un taux de croissance suppérieur a 6%. L'amélioration des conditions de sécurité dans le pays a contribué à rétablir la confiance des investisseurs. Le bâtiment, la consommation et surtout le boom pétrolier au Vénézuela - 1er importateur de produits manufacturés colombiens et grand demandeur de produits agricoles- ont contribué à ce résultat.
Le chômage est passé est passé en 2007 sous la barre des 10%, mais plus de la moitié des colombiens continuent de travailler dans le secteur informel.
La faiblesse du dollar a favorisé l'explosion des importations. Le déficit de la balance des paiements, qui a atteint 4 milliards d'euros en 2007, la fragilité du secteur financier, qui a multiplié les prêts à la consommation et l'avenir incertain du bâtiement font toutefois craindre un ralentissement de la croissance en 2008.